Outlook, WhatsApp, WhatsApp Pro, Signal, LinkedIn, LinkedIn Recruiter, Facebook, Instagram Messenger, Snapchat, téléphone, SMS, Bloomberg Chat… Tous ces moyens de communication font partie de notre quotidien – pour le travail, les loisirs, la recherche d’emploi ou le développement professionnel. Le flux d’informations et de messages est constant, parfois étouffant. Et lorsqu’on y ajoute Teams, Slack ou tout autre outil ERP ou de gestion de projet, il devient encore plus difficile de suivre le rythme.
En tant qu’êtres humains, nous sommes de plus en plus soumis à une surcharge informationnelle. Il devient compliqué de hiérarchiser nos tâches, de gérer nos communications et d’identifier notre Pareto quotidien d’activités à forte valeur ajoutée. Et cela, sans même parler des messages personnels de nos proches.
Dans ce contexte, j’ai récemment eu une conversation rafraîchissante avec un directeur financier (CFO) qui a décidé, l’année dernière, de simplifier radicalement ses moyens de communication. Il a supprimé presque tous les canaux et ne répond plus qu’aux SMS, appels téléphoniques et courriels. Il est même revenu à un simple téléphone portable sans applications. En désactivant tout le reste, il a retrouvé du temps, de la concentration et de l’efficacité.
Il m’a également expliqué que des outils d’IA comme Copilot l’aidaient à prioriser son flux de travail et ses courriels – et qu’il s’était rendu compte, avec le temps, qu’il ne devait répondre qu’à environ 10 % d’entre eux. Un autre 15 à 20 % méritaient simplement d’être lus pour information.
Je lui ai alors demandé s’il ne craignait pas de passer à côté d’un sujet important. Sa réponse :
« Si c’est vraiment urgent, on m’appellera ou on viendra à mon bureau – et c’est ce que je préfère. »
J’ai trouvé cela très inspirant. Beaucoup d’entre nous dépendent de multiples canaux de communication pour atteindre des interlocuteurs clés et atteindre leurs objectifs. Mais cette discussion m’a poussé à réfléchir à mes propres habitudes : quand et comment je consulte tous ces messages ? La réponse m’a fait froid dans le dos : du réveil – avant même le café – jusqu’au moment où je me couche.

On parle souvent du FOMO (la peur de manquer quelque chose), que ce soit dans la vie professionnelle ou personnelle. Être le premier à réagir est souvent perçu positivement au travail – mais est-ce vraiment le cas ? À l’heure des messages instantanés et de la réactivité permanente, ne risquons-nous pas d’oublier l’essentiel ? Gérons-nous réellement notre propre Pareto d’activités de manière efficace ? Et créons-nous encore suffisamment d’espace et d’attention pour nos amis et nos familles ?
De nombreux candidats et clients me confient rencontrer la même difficulté : trouver le temps et la disponibilité mentale pour se concentrer et travailler en profondeur. La qualité et la satisfaction personnelle en pâtissent.
Dans l’une de mes anciennes entreprises, nous avions tous un petit panneau sur notre bureau avec la phrase : « Sois ici maintenant. »
J’y repense souvent avant une réunion : être pleinement présent, poser mon téléphone, me concentrer uniquement sur la personne ou le groupe devant moi. Ce n’est pas simple dans un environnement où l’on attend des réponses immédiates. Mais je me sens de plus en plus tenté de suivre l’exemple de ce CFO : revenir à un téléphone simple, limiter mes canaux de communication à deux ou trois essentiels et reprendre le contrôle de mon attention.
Peut-être qu’à l’avenir, au lieu de vous écrire sur LinkedIn, je vous passerai simplement un coup de fil.









